De Rome jusqu’aux Pouilles

Avoir des vacances en plein mois d’août, c’est vraiment quelque chose que je souhaiterais éviter à l’avenir. Tout coûte beaucoup plus cher, impossible d’éviter les bains de foule, c’est la canicule, bref, ce n’est clairement pas mon mois préféré de l’année. Cette année, vacances imposées, j’ai donc décidé de partir du 8 au 17 en road trip autour de l’Italie du Sud. L’Italie, c’est la terre de mes grands parents qui y sont nés et y ont vécu avant de venir s’installer en France à la recherche de travail. J’ai donc encore une bonne partie de ma famille sur place. Ayant passé de nombreux étés aux alentours de Rome, et ayant parcouru une bonne partie de l’Italie du Nord, ce premier article me tenait particulièrement à coeur. Voici une idée d’itinéraire en deux semaines de Rome jusqu’aux Pouilles avec près de 2000 kilomètres effectués.

Jour 1 & 2 : Rome

Deux jours à Rome, c’est assez court pour faire le tour correctement. Il s’agit d’une très grande ville, avec des transports en commun défectueux, se déplacer prend donc beaucoup de temps. Comme ce n’était pas ma première fois, j’ai évité les « attractions touristiques » telles que le Colisée ou le Vatican où la queue en pleine saison ne désemplit pas. Si vous souhaitez visiter ces lieux, privilégiez le hors saison et pensez à arriver tôt le matin. Sachez que chaque visite est payante. Généralement, les prix sont souvent similaires. Gratuit pour les moins de 18 ans. De 2 à 4 euros pour les 18-25 ans. Et entre 10 et 16 euros pour les autres selon les endroits. En deux jours, j’ai préféré me balader dans les rues afin d’éviter au maximum les touristes. Voici un petit aperçu de quoi faire en deux jours dans cette ville symbole de la puissance de l’ancien empire romain.

Premier jour : 

  • Visiter l’ancien Rome : le Colisée, le forum romain, la Basilique di Massenzio e Costantino, l’Eglise Santo Stefano Rotondo (une des rares basiliques de forme circulaire). IMG_6412
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    Cour de la Basilique di Massenzio e Costantino

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  • Déjeuner chez The corner, un étoilé au guide Michelin qui propose des prix très attractifs le midi et découverte de la pyramide de Caio Cestio. IMG_6436
  • Se promener dans la Villa Borghese, un joli parc où le Pincio offre une belle vue sur la ville et la place Del Popolo. Possibilité de louer des vélos ou de faire de la barque (3 euros les vingt minutes). IMG_6446IMG_6453IMG_6447IMG_6442
  • Se perdre dans les rues du côté de la Fontaine de Trevi, du Panthéon, de la Piazza Novana.IMG_6462IMG_6469IMG_6475

Deuxième jour : 

  • Visite du Vatican & de La Chapelle Sixtine : l’entrée du Vatican n’est pas payante, mais La Chapelle, si. IMG_6490IMG_6498IMG_6500
  • Ballade près du Castel Sant Angelo.IMG_6487IMG_6483
  • Trastevere, quartier coup de coeur, avec de nombreux restaurants, petites ruelles étroites, murs aux couleurs orangées (Basilica di Santa Maria, Passeggiata Del Gianicolo, San Pietro in Montorio).
  • The Aventine, une des sept collines de Rome, pour avoir une belle vue sur la ville et observer le célèbre « Aventine keyhole », cette serrure par laquelle on peut apercevoir le Vatican. IMG_6516
  • Elefantino & la piazza Minerva. IMG_6563

Plus de temps :

  • Ballade dans le quartier d’Ostiense & du district street art ou celui de Tor Marancia.
  • Découvrir Eataly, un repère à street food où manger sur le pouce.
  • Visiter le palais de Barberini (2 euros l’entrée pour les 18-25 ans, ou 10 euros autrement). IMG_6591IMG_6597

Où manger : 

  • The Corner, un restaurant 1* au guide Michelin qui propose des menus trois plats à 38 euros le midi. J’ai très bien mangé, mais il n’y avait rien d’exceptionnel. Je pense que l’on peut trouver moins cher sur Rome et manger tout aussi bien.
  • Osteria da Fortunata, près du Panthéon, pour des pâtes faites main.
  • Mercato central, dans la gare de Termini, un hangar à street food. Non testé, je pense que les prix sont quand même très élevés.
  • Obica Mozzarella Bar, du côté de Trastevere, pour déguster de la bonne mozzarella.
  • Le levain, à Trastevere, une boulangerie avec des super sandwichs et pâtisseries où j’ai mangé de très bonnes focaccia garnies. IMG_6544
  • Maritozzi & cucina : une cuisine faite maison du côté de Trastevere.
  • Bruschetta e traditionnal Pasta, près de la Villa Borghese, pour des pâtes faites à la main.

Transports : 

  • Les bus ne sont pas ponctuels. Pas d’horaires affichés, il faut prendre son mal en patience et attendre. On ne peut pas acheter de tickets dans le bus, il faut s’en procurer aux bornes des métros (1euros30 le billet valable 1h30). Pensez à avoir du liquide, les cartes bancaires ne fonctionnent pas aux bornes.
  • A l’aéroport de Fiumicino, des navettes vous emmènent à la gare de Termini pour 5euros90 en 40 minutes. Il suffit de suivre les indications « shuttle airport ». Depuis la gare, il existe deux lignes de métros qui desservent les principaux lieux touristiques de la ville. N’hésitez pas à regarder vos trajets sur l’application « rome2rio ».
  • La circulation en voiture ne m’a posé aucun problème, j’ai trouvé qu’il y avait très peu de véhicules. Peut être en raison de la semaine du 15 août où beaucoup d’Italiens partent en vacances en raison de la Sainte Marie.

Hébergements : 

  • J’ai réservé mes trois premières nuits à Rome dans un quartier en périphérie via le site internet Guesttoguest. J’ai payé 30 euros pour trois nuits, si ça vous intéresse, j’en parle un peu plus ici.
  • La dernière nuit, j’ai réservé un hôtel près de la gare de Termini pour être proche du bus et de l’aéroport. Lucky Holidays Rooms, en plus d’être bien situé, est un hôtel pas cher (50 euros la nuit), propre, confortable, avec un personnel aux petits soins.

Jour 3 : Tivoli et la villa d’Este & Castelliri

La villa d’Este à Tivoli est située à environ 40 kilomètres à l’Est de Rome. Classé depuis 2002 à l’UNESCO, cette villa regroupe une galerie avec différentes oeuvres mais surtout de magnifiques jardins et fontaines surnommés « jardin des merveilles ». L’entrée coûte 13 euros (2 euros pour les 18-25 ans) et la ballade se fait en une à deux heures. J’ai vraiment adoré cet endroit. La vue sur les campagnes environnante est magnifique. Les jardins sont somptueux, chaque fontaine est différente. Il s’agit d’un réel chef d’oeuvre de l’architecture italienne. La Villa d’Este fut commandée par le cardinal Hippolyte d’Este qui souhaitait devenir Pape. Il n’y parvint jamais mais fit construire cette villa pour montrer sa magnificence et son pouvoir.

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Jour 4 : Castelliri et les grottes de Falvaterra

Castelleri est le village natal de mes grands parents. J’y ai donc fait escale pour passer une journée en famille. Cette étape n’est donc absolument pas nécessaire lors de ce road trip. 68381863_10217960541516382_6321076937741565952_nIMG_6659IMG_6668J’en ai profité pour faire une sortie avec mes petits cousins aux grottes de Falvaterra. L’entrée simple des grottes est de 4 euros et la visite dure vingt minutes environ. Il est aussi possible de faire de la spéléologie. Les grottes sont très belles, je recommande vraiment la spéléo. Vous pourrez observer notamment un lac en forme de coeur d’une profondeur de 6mètres (blue heart pond), une cascade qui alimente des piscines de 7 mètres de profondeur, des concrétions de calcium avec la formation de stalactites et stalagmites. La grotte a été découverte en 1960. Les explications sont très intéressantes mais seulement en italien. La guide explique l’évolution de la grotte dû notamment aux tremblements de terre qui ont secoués la région à plusieurs reprises.

  • 30 euros pour un itinéraire à 1200 mètres équipements compris (combinaison et chaussures).
  • 40 euros pour un itinéraire à 2200 mètres.
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    Le joli village de falvaterra

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Près de la grotte, il est possible de se baigner dans la rivière alors prévoyez vos maillots de bain.

Pour dormir, j’avais pris un équipement avec ma tente et j’ai trouvé une plage payante (3 euros) près de Gaeta. Je me rendais au camping « Da Benetto » lorsque j’ai vu des tentes plantées sur cette plage juste avant le camping. Magnifique coucher de soleil, plage propre et très calme si vous souhaitez dormir en tente et économiser une nuit. IMG_6723IMG_6749

Jour 5 : Naples

J’ai choisi de ne consacrer qu’une journée à Naples, capitale de la Campanie, et je ne le regrette pas. A part un centre-ville sympathique, j’ai trouvé la ville très salle. Beaucoup d’endroits ressemblaient à des bidonvilles avec des déchets jonchant les rues, des immeubles tellement collés que les habitants peuvent s’échanger des affaires par leur balcon. Cependant, il y a une bonne ambiance qui règne : du linge étendue à chaque fenêtre, du monde dans les rues etc. Deux jours peuvent permettre de donner un bon aperçu car d’autres choses sont à voir dans cette ville classée numéro 3 après Rome et Milan. Durant cette journée, j’ai vu :

  •  La Piazza del Plebiscito avec le Palais Royal et la Basilique San Francesco di Paola. Le premier est payant (6 euros ou 3 euros pour les tarifs réduits). L’entrée de la basilique est gratuite.

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  • La Galerie Umberto II est une galerie marchande en fer forgé construite entre les années 1887 et 91.

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  • Le quartier espagnol : quartier très pauvre, on dit qu’il s’agit de l’âme de Naples. Ici, vous verrez du linge suspendus aux balcons, des scooters qui déambulent dans les rues, des ruelles étroites, des façades délavées, des odeurs de cuisine, de la musique s’échappant des fenêtres, des statues à l’effigie de Jésus et surtout, une présence importante de street art avec la présence du tag représentant Maradona, le jeune joueur argentin qui a aidé Naples à gagner le championnat d’Italie. Ici, le football a clairement une place très importante. En grimpant tout en haut quartier, on tombe sur une jolie petite vue sur la ville.

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  • Manger une véritable pizza napolitaine. Ici, j’ai testé le restaurant Ntretella où les pizzas étaient très bonnes pour 6 euros environ. 69168189_10217960541276376_7157313139061555200_n

Jour 6 : Pompéi et/ou Herculanum & le Vésuve

Pompéi & Ercolano sont deux villes antiques de Campanie situées près du Vésuve qui ont été détruites en même temps qu’Oplontis et Stabies lors de l’éruption du Volcan en 79 après Jésus Christ. Enfouie sous plusieurs mètres de sédiments volcaniques, préservée des intempéries et des pillages, Pompéi tombe dans l’oubli pendant quinze siècles. Redécouverte au 17ème siècle, l’ancienne cité romaine a été remarquablement conservée. Les sites archéologiques sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Ayant déjà fait Pompéi étant plus petite, j’ai voulu visiter cette fois ci Herculanum. Si vous avez du mal à choisir, voici quelques différences, sachant que les deux sites sont différents et donc complémentaires :

  • Pompéi est une ville plus grande, la visite prendra donc plus de temps. Le billet coûte 15 euros (gratuit pour les – 18 ans et 2 euros pour les 18-24 ans de l’UE). Il existe des billets couplés à 18 euros pour faire trois sites. A Pompéi, on peut observer des corps figés conservés grâce à une technique de moulage comme les célèbres « amants de Pompéi » par exemple. La ville a été ravagée par une pluie de pierre et une nuée de fumée, les bâtiments sont par conséquent beaucoup plus endommagés que chez sa voisine.
  • Ercolano est plus petite. Le prix d’entrée est de 11 euros. La ville est moins connue donc moins touristique. A Herculanum, on peut observer des squelettes. Ici, la ville a été détruite par une nuée ardente et figée par une coulée de lave qui l’a privée d’air. La ville est mieux conservée, on voit des habitations moins endommagées avec des fresques aux murs mieux conservées, des sols gondolés, des poutres brûlées, des escaliers ou lits en bois etc (voir photos ci-dessous).

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J’ai fait l’ascension du Vésuve il y a quelques années. En voiture, vous pouvez vous garer sur un parking moyennant 5 euros. On longe ensuite la route jusqu’à un cabanon où l’on peut acheter ses billets (10 euros l’entrée). N’oubliez pas vos baskets, car l’ascension, qui dure une vingtaine de minutes, se fait sur des graviers. Tout au long de la ballade, vous trouverez des cabanes où acheter de l’eau et des souvenirs. C’est extrêmement touristique, il y a énormément de monde, ce qui enlève beaucoup de charme au lieu. La haut, vous aurez cependant une très belle vue et le cratère est assez impressionnant. On voit de la végétation qui s’est progressivement installée à l’intérieur. La dernière éruption a eu lieu en mars 1944. Le Vésuve est aujourd’hui très surveillé car s’il venait à se réveiller, il y aurait des millions de personnes à évacuer.IMG_3037

J’ai dormi dans un Airbnb pour 40 euros la nuit en haut du restaurant Mi siedo e gusto da Antonietta avec vue sur le Vésuve. Je recommande vraiment. L’endroit est splendide, la vue est magnifique. IMG_6832IMG_6830

Jour 7 : La côte Amalfitaine

La côte amalfitaine s’étend sur 50 kilomètres de littoral. Vous y trouverez des paysages magnifiques avec des maisons perchées sur des falaises, des criques aux eaux bleus turquoises, des petites villages de pêcheurs aux couleurs pastel, des routes sinueuses, de magnifiques plages, de grandes villas luxueuses, des citronniers etc. C’est un endroit magnifique dont je n’ai absolument pas pu profiter en raison du nombre de voitures qui bloquaient la circulation. Je n’ai eu aucun problème sur la route durant ce road trip sauf ici. Impossible de circuler ou même de se garer. Aucune places disponibles (et quand elle l’étaient, des tarifs entre 1.50 et 3 euros de l’heure). Les chemins de randonnée n’était pas très bien indiqués. Les Italiens ne respectent pas du tout le code de la route de manière générale, alors je peux vous dire que lorsqu’ils se mettent à doubler sur des routes sinueuses à bord de falaise, ce n’est pas très rassurant. Bref, j’ai passé la journée dans la voiture et je n’ai pas pu voir grand chose de ce petit bout de paradis. Je pense qu’il faut vraiment venir hors saison, quitte à ne pas se baigner car même en juin et septembre, cette destination doit être prise d’assaut. Les hébergements sont tous hors de prix. Prévoyez tout de même deux ou trois jours si vous voulez profiter des criques et vous perdre dans les petits villages, sachant que relier Positano a Maiori par exemple vous prendra 30 minutes sans circulation. Voici les villages dans lesquelles je me suis arrêtée :

  • Positano
  • Praiano
  • Amalfi
  • Ravelo
  • Maiori

Je vous mets également le lien d’un site qui explique bien où s’arrêter sur la côte.

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Le soir, j’ai dormi au camping Rubinya près de Salerne. Pour 25 euros, vous avez un emplacement, la wifi, l’accès aux douches, le petit déjeuner et -15% de réduction sur un restaurant sur la plage. Situé très proche de la mer (300 mètres). 69285457_10217960540956368_8557482596500504576_n69375277_10217960541196374_5474468781243760640_n

Jour 8 : Salerne & visite d’une ferme à mozzarella / Matera

Dernière étape avant de rejoindre les pouilles et le clou du road trip : Salerne pour la visite d’une ferme productrice de mozzarella. En Campanie, la spécialité est la mozzarella à la différence de la Burrata qui, elle, est produite dans les Pouilles. Il y a plusieurs fermes qui proposent des visites, j’ai choisi Vannullo. La visite en groupe (plus de 8 personnes) coûte 5 euros/pers. Sinon, c’est 20 euros où vous pourrez voir :

  • les employés fabriquer la mozzarella à travers une vitre entre 4 heures et 11h30 du matin ;
  • l’étable,
  • le musée de l’agriculture (d’anciens outils servant autrefois aux fermiers),
  • une dégustation de mozzarella (deux petites boules de 60g),
  • la boutique où ils vendent des sacs fabriqués à partir des peaux de bufflonnes, des savons fabriqués avec le lait et d’autres ingrédients naturels etc.

Sachez qu’il n’est pas nécessaire de payer 20 euros par personne si vous n’êtes pas en groupe car (même si nous avons eu une guide en français et que la visite dure 30 minutes et vous donne des informations intéressantes – recensés ci-dessous), vous pouvez circuler librement dans la ferme sans payer et accéder à l’étable, à la boutique où ils vendent leurs produits, au restaurant, et au glacier où ils vendent glaces, yaourts, brioches et autres sucreries confectionnées à partir du lait de bufflonnes.

Voici quelques informations : 

  • Les bufflonnes viennent d’Inde et produisent 9litres de lait par jour (contre 30 en moyenne pour les vaches, le lait étant plus gras chez la bufflonne). Elles pèsent jusqu’à 800 kilos (1000 pour un mâle). L’étable compte 300 bufflonnes contre 8 mâles qui cohabitent ensemble. Les mâles sont reconnaissables car leur tête est plus grosse, ainsi que leur corne et ils ont plus de poils. La cohabitation se passe bien, elles ne se battent pas, à la différence des races d’Afrique plus agressives.
  • Tous les matins, on leur passe de la musique classique (Mozzart) pour les apaiser. Elles mangent lorsqu’elles en ont envie. Des rouleaux les massent chacune leur tour. La traite s’effectue trois à quatre fois par jour. Les femelles s’y rendent naturellement, d’elles-mêmes lorsqu’elles en ressentent le besoin. Grâce aux puces, les machines reconnaissent les bufflonnes et analysent le lait pour s’assurer que tout est normal. Si la femelle n’a pas besoin d’être traitée, la porte de la machine ne s’ouvre pas. Il s’agit de machines Suédoises très chères, l’étable en compte quatre. De 3 à 15 ans, les femelles produisent du lait. Après, elles sont vendues à l’abattoir et la ferme rachète les peaux pour fabriquer des sacs. La viande ne peut pas être récupérée car l’animal est alors trop vieux. Durant trois à quatre mois par an, les bufflonnes ne produisent plus de lait. A ce moment, elles peuvent sortir de l’étable. Autrement, elles sont obligées d’y rester pour que la traite soit effectuée. Ces moments sont différents pour chaque femelle donc la production de lait est constante toute l’année.
  • Enfin, la ferme est bio et n’exporte aucun produit donc on ne peut les trouver uniquement sur place. Le lait n’est pas pasteurisé. Les ouvriers travaillent de 4 à 11 heures le matin et fabriquent environ 400 pièces par jour comme la mozzarella classique, la cerise (30g), la tresse etc.

J’ai mangé au restaurant, et ça a été un des meilleurs que j’ai fait en Italie. Il propose des menus dégustation à 29 euros pour goûter la mozzarella et la ricotta produite sur place. Pensez à réserver. Ne soyez pas surpris, la mozzarella n’a pas la même texture qu’en France, elle est très élastique et caoutchouteuse. Personnellement, je n’aime pas vraiment. Je vous conseille aussi vivement de goûter leur glace ou leur yaourt, ils sont à tomber. La ferme dispose aussi de son propre jardin où ils récoltent tous les jours des légumes pour le restaurant. IMG_6870IMG_6872IMG_6877IMG_6882IMG_6886IMG_6890IMG_689368613574_10217960540356353_5956908546204368896_n68750782_10217960540556358_4023426316651986944_n

Tout près de la ferme, vous pouvez vous arrêter à Paestum pour voir cette ancienne colonie romaine, détruite en 273-272 av. J.-C après avoir été conquise par Rome. Site payant (8 euros plein tarif). IMG_6896IMG_6897IMG_6899

Direction Matera pour la fin d’après midi. Matera a été mon coup de coeur de ce voyage. Village troglodyte situé en Basilicate dans un canyon au milieu des montagnes, il comprend les célèbres Sassis, un ensemble d’habitations à flanc de montagne. Les habitants du village ont été évacués en 1952 en raison de mauvaises conditions de vie. Aujourd’hui, il s’agit d’un endroit touristique où chaque église ou grotte vous coutera quelques euros afin de pouvoir les visiter. Le village est assez grand, comptez minimum deux heures jusqu’à une demi journée pour bien le visiter.

Petit plus : rendez vous au Belvédère de Murgia Timone pour admirer un magnifique coucher de soleil depuis l’autre rive du canyon. Pour s’y rendre, vous pouvez y aller en voiture et vous garer sur un parking gratuit où vous devrez rejoindre le point de vue à pied (environ 1km). Sinon, emportez vos chaussures de randonnée, il est possible de traverser le canyon pour atteindre l’autre rive grâce à un pont. Pour plus d’informations sur Matera, voici le lien d’un article très complet. https://mellovestravels.com/matera-visite-capitale-culturelle-bonnes-adresses/

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Jour 9, 10, 11, 12, 13 : Les Pouilles 

Les Pouilles, cette région au Sud à la pointe de la botte est connue pour ses allées bordées d’oliviers, ses champs d’arbres fruitiers, ses villes blanches perchées sur les falaises, les terres agricoles, les kilomètres de littoral méditerranéen. Bari, la capitale, est une ville universitaire et portuaire tandis que Lecce est surnommée la « Florence du Sud » avec une architecture de style baroque. Voici mes coups de coeur dans les Pouilles. Je vous laisse également un article qui recense les 20 endroits les plus intéressants à visiter. https://www.voyagetips.com/visiter-les-pouilles/

  • La Vallée d’Itria est le berceau du trullo, petite maison typique des Pouilles. C’est un endroit magnifique, nature où j’ai pris plaisir à me balader dans les villages de Locorotondo, Cisternino & Martina Franca. Ces petits villages sont situés en hauteur et offrent une belle vue sur la campagne environnante. Souvent tout blanc, il est vraiment agréable de déambuler dans les petites ruelles. IMG_7053IMG_7055IMG_7057IMG_7141IMG_7142IMG_7149
  • Alberobello, village typique des Pouilles classé à l’UNESCO. IMG_7037IMG_7039IMG_7043IMG_7045IMG_7048IMG_7049IMG_7051
  • Ostuni, la ville blanche, offre un très beau panorama à 360 degrés sur les plaines alentours. J’y suis allée pour le 15 août, et il y avait beaucoup de vie dans ce village. Si je peux vous conseiller un endroit où manger, ne passez pas à côté de l’Osteria Del Tempo Perso. Plutôt Trattoria au Nord et Osteria au Sud, cela signifie « taverne » ou plutôt notre équivalent de bistrotIMG_7087IMG_7094IMG_7098IMG_7100IMG_7103IMG_7105IMG_7107IMG_7117IMG_7124
  • Pogliano a mare où les maisons sont perchées sur des falaises de plus de 20 mètres a été un coup de coeur des Pouilles. J’ai adoré me perdre dans les ruelles, où l’on peut admirer le panorama depuis les terrasses aménagées. Garez vous sur les parkings en dehors de la ville où vous pouvez vous baigner et plonger à l’abri de la cohue des plages bondées de la ville. IMG_7024IMG_7028IMG_7031IMG_7033
  • Monopoli : charmante petite bourgade où l’on peut consacrer quelques heures pour se balader sur le port ou dans les jolies petites ruelles. IMG_7079IMG_7080IMG_7083IMG_7085IMG_7086
  • Torre Sant’Andrea pour ce genre de panorama…IMG_7062IMG_7068IMG_7070IMG_7073IMG_7076

Pour acheter de la scamorza et la meilleure Burrata des Pouilles : la ferme Salatino Caseificio. 

Budget :

  • Essence : 180 euros pour une voiture essence avec des prix entre 1.5 et 1.7/litre.
  • Parking : environ 50 euros. Partout, les places sont payantes. Il a été rare pour nous de trouver des emplacements gratuits.
  • Péage : 38 euros (dont 25 euros pour faire Monopoli/Rome)
  • Hébergement : 145 euros (30 euros Rome, 25 euros camping, 40 euros airbnb, 50 euros hôtel), sachant que j’ai dormi la moitié du séjour chez ma famille.
  • Location de voiture chez Sixt : 470 euros

Généralités sur l’Italie :

  • Au restaurant, vous ne pouvez pas demander de carafe d’eau. Vous achetez l’eau en bouteille. Les couverts (le service) sont payants. Entre 1 à 4 euros par personne sont à ajouter à la note à la fin.
  • Prévoyez du liquide. Certaines stations services n’acceptent pas la carte.
  • La conduite des Italiens est réputée pour être catastrophique. Ils n’ont pas vraiment de code de la route. Aucune priorité à droite, ils doublent sur les lignes continues, c’est la loi du « premier arrivé, premier servi ».
  • Les routes, notamment dans la région entre Rome et Naples, sont très sales. Ne soyez pas surpris de voir des déchets joncher le sol sur les autoroutes.
  • Faites très attention aux limitations de vitesse. Sur de nombreuses portions, aucunes indications affichées, et les limitations diffèrent de celles en France.
  • Entre 14 et 18h, la vie s’arrête dans les villages. Il faut donc adapter les programmes. Ça peut être l’occasion d’aller se promener sans croiser trop de monde. (Attention, ce n’est malheureusement pas valable dans les villages ultra touristiques comme Alberobello).

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