L’Ouest Américain

IMG_4202IMG_4204Une boucle au départ de Los Angeles, en passant par tous les grands parcs nationaux de Californie, d’Arizona, d’Utah et du Nevada. 23 jours au mois de septembre, plus de 5 600 km, bref bienvenue dans l’Ouest Américain. Je vous partage mon itinéraire, mes coups de coeur et quelques conseils. Pour la carte de l’itinéraire, rendez-vous ici.

I. Budget

  1. Hébergements : 500 euros. On a principalement fait du camping (parfois payant, parfois sauvage). On a aussi passé une nuit dans un motel, et quatre nuits en Airbnb lorsqu’on était à Los Angeles et San Francisco. Pour les motels, le moins cher qu’on ait trouvé était à 77 $. Je pensais sincèrement que c’était abordable mais la plupart rencontrés sur les routes sont à plus de 100 $ la nuit, ce qui revient vite cher pour 3 semaines de Road trip.
  2. Location de voiture : 680 euros incluant un GPS. J’ai loué chez « right cars ». Je ne conseille absolument pas cette agence. Certes, les prix sont très bas, mais en cas de problèmes, ne comptez pas sur eux pour vous aider.
  3. Nourriture : 722 euros. Nous disposions d’un réchaud donc nous avons cuisinés la plupart du temps. On a aussi fait pas mal de restaurants (plus d’une dizaine). Le budget peut diminuer, selon votre consommation, mais aussi beaucoup augmenter si vous décidez de manger tout le temps dehors.
  4. Loisirs & activités : 306 euros : avec, par exemple, 80$ le pass America the Beautiful, 48$ deux places pour assister à un match de football américain, 100$ une heure de cheval pour 2 à Monument Valley, 96$ la visite d’Antelope Canyon (Lower).
  5. Essence : 382 euros. L’essence aux Etats-Unis n’est vraiment pas cher. Attention, la plupart des cartes internationales ne fonctionnent pas aux pompes à essence, il faut donc payer à l’intérieur. On vous demandera alors d’annoncer un montant à l’avance. Si vous avez payé 30$ et que votre plein ne vous a coûté que 25, vous serez débité 25$, pas d’inquiétude. Quant au pistolet, sur certaines pompes, il y a parfois un levier à soulever pour l’activer. Pensez à faire le plein assez souvent, parfois, il y a de très grosses portions de routes sans station service.
  6. Parking : 70 euros.
  7. Équipements : 15 euros. Concernant l’équipement, on avait tout apporté : tente, matelas, duvets, réchaud etc. Nous avons simplement dû racheter un réchaud car les bonbonnes n’étaient pas compatibles avec le notre. Sachez simplement que si vous ne voulez pas vous encombrer, il est possible de tout trouver sur place, vraiment pas cher. Dans les supermarchés « Walmart », vous trouverez par exemple une bonne tente pour 20$, un matelas gonflable et une pompe pour 25$, un réchaud pour 18$, un kit de couverts pour 6$ etc. Bref, pour une centaine de dollars, vous pouvez vous équiper très facilement.
  8. Souvenirs : 34 euros.

Total : 2 709 euros soit 1 354 euros par personne, pour 3 semaines, hors billets d’avion.

II. Organisation

GPS : On en a loué un avec notre voiture dont on ne s’est pratiquement par servi au final. Grâce à l’application « Google maps », vous pouvez télécharger en wifi des cartes, valables 30 jours, des zones géographiques où vous voulez vous rendre. Grâce à ça, vous pouvez accéder à vos itinéraires, partout sans aucune connexion internet. Vraiment très pratique, c’est ce qu’on a utilisé tout le séjour comme GPS pour se déplacer. Vous avez bien sûr d’autres applications comme « maps.me » qui sont aussi très efficaces.

Camping : Vous disposez de trois solutions.

  • Tout d’abord, les campings des parcs nationaux ou ceux situés aux abords. A chaque fois que vous entrez dans un parc, on vous donnera un plan détaillé avec différentes informations (une carte, les sentiers de randonnées, les endroits où manger et même les emplacements des campings). A Yosemite par exemple, il y a 13 campings différents. Sept d’entre eux fonctionnent avec des systèmes de réservation, les autres sont soumis à la politique du « premier arrivé, premier servi ». D’avril à septembre, les réservations sont essentielles dû aux nombres de touristes et les autres sites « premier arrivé, premier servi » sont souvent complets à midi. Si, comme nous, vous ne pouvez pas réserver vos campings parce que vous ne savez pas à l’avance où vous serez exactement au jour près, il vous reste les deux autres options. Sachez cependant qu’au mois de septembre quand nous y étions, la plupart des campings à l’intérieur des parcs n’étaient pas complets. Par exemple, je suis arrivée à Monument Valley au coucher du soleil et j’ai pu avoir un emplacement. Prévoyez d’arriver tôt le matin dans les parcs comme Zion et Yosemite car beaucoup veulent dormir dans le parc. Il faut compter entre 20 et 35 dollars en moyenne pour un emplacement. Parfois, quand vous êtes plusieurs (deux tentes, et deux véhicules), ça peut vous revenir moins cher. Exemple : emplacement 20$, 10$ par véhicule supplémentaire. Il est possible qu’une fois arrivés au camping, vous ne trouviez aucun Rangers à l’accueil. Prévoyiez d’avoir de la monnaie car il vous faudra remplir un formulaire avec le numéro d’emplacement choisi, le nombre de nuits restés et le glisser dans une enveloppe avec votre argent. Tout est assez bien indiqué une fois sur place. C’est souvent au petit matin que le Ranger fait un tour et s’assure que tout le monde a bien payé.
  • Wikicamps USA. C’est une application payante (2.29 euros) mais elle vous indique tous les campings à proximité de là où vous vous trouvez. Point positif, ils précisent si vous trouvez sur place des douches, la wifi, les toilettes, l’eau potable etc.
  • Ioverlander. C’est une application gratuite cette fois ci qui recense tous les campings sauvages que vous pourrez trouver à proximité. Même en mode avion, l’application géo localise vos coordonnées GPS et trouve les spots les plus proches de vous. Attention cependant à bien lire les indications, certains endroits sont difficilement accessibles sans 4*4, il vous faudra parfois emprunter des routes sinueuses. Mais tous ceux que j’ai testé ont été super. Premièrement, il y a peu de monde. Et deuxièmement on se retrouve dans la nature, avec de très beaux paysages.

Matériel utile : voici une liste de matériel utile à ne pas oublier lors d’un road trip en tente aux Etats-Unis : une lampe frontale, un réchaud, un adaptateur allume cigare, une batterie externe, un adaptateur pour prise, un produit anti-moustique, de la crème solaire, une gourde.

III. Itinéraire

Jour 1 : Los Angeles / Joshua Tree 200 km

Arrivée à Los Angeles, départ pour Joshua Tree. 4 heures de route au lieu des 2 heures supposées, et oui, compliqué de quitter les bouchons de Los Angeles une fois dedans.

Camping : Joshua Tree Lake RV & Campground, 20 $ la nuit situé juste à l’extérieur du parc. IMG_3738IMG_3742

Jour 2 : Joshua Tree / Las Vegas 386 km

Joshua Tree est un parc souvent oublié et pourtant c’est l’un de ceux que j’ai le plus apprécié. Il y avait très peu de monde et les paysages sont magnifiques. On a l’impression d’être dans un désert, au milieu de roches et de cactus, entourés par les montagnes. On a fait quelques ballades préconisées par le guide du parc mais pas de grosses randonnées (Hidden Valley, Keys View, Barker Dam & Ryan Ranch). Tout ça nous a prit environ une grosse matinée. Les temps de randonnées préconisés sont souvent faux, on a souvent mis la moitié moins de temps pour chaque promenade. Prévoir de l’eau, il fait très chaud !

Puis départ dans l’après midi pour Las Vegas. Aller à Vegas maintenant n’était pas le plus pratique. En effet, s’y arrêter au retour aurait couper le long trajet entre Zion et Death Valley, mais on devait rejoindre des amis pour assister à un match de Football américain le lendemain soir.

Camping : Vegas Bay Campground à Boulder City, 20$ la nuit pour 2 tentes. Pas de douches. Attention, ce camping se situe dans un parc national, celui de Vegas Bay, il vous faudra donc votre pass.

Jour 3 : LAS VEGA

Le parc national de Vegas Bay dispose d’un immense lac, on s’est donc baignés le matin pour se rafraîchir. Sachez qu’il fait très chaud dans cette partie désertique des Etats-Unis. Puis direction la petite ville charmante de Boulder City. J’ai visité un magasin d’antiquités, ça m’a rappelé ces émissions de ventes aux enchères qu’on voit souvent aux Etats-Unis. C’est très populaire ici. Les propriétaires sont un couple qui voyagent aux 4 coins des USA pour trouver et ramener des objets de toute sorte. Leur boutique est vraiment une caverne d’Ali Baba, on trouve de tout, à tous les prix. C’est vraiment drôle à quel point on peut être matérialiste, mais c’était assez amusant de se promener dans ce magasin, peut importe ce que vous cherchez, vous pourrez le trouver ici.

Direction Las Vegas, cette ville construite de toute pièce en plein milieu du désert. Quand on arrive, c’est assez impressionnant, il n’y a rien à des kilomètres à la ronde et on commence à voir apparaître quelques restaurants et casinos sur le bas côté de la route jusqu’à ce qu’on voit se dessiner la ville au loin. Pour se garer, vous trouverez plein de parking payant mais attention, ils sont très chers. C’est complètement différent le soir de la journée. L’après midi, on peut se balader dans la ville, rentrer à l’intérieur de ce qui s’apparente à des centres commerciaux climatisés où se trouvent les casinos, bars et restaurants. Le soir, c’est une toute autre ambiance : du monde dans les rues, on peut voir les gens bien habillés venus faire la fête ou jouer aux casinos. C’est certainement à voir, mais trop superficiel pour moi en tout cas. On sent vraiment le luxe, l’argent, tout est dans la démesure. J’avais l’impression d’être dans une énorme fête foraine géante prisée par les célébrités. Même si je dois reconnaître qu’il y a une très bonne ambiance le soir avec la musique et les gens qui dansent dans les rues.43695511_10215713791189028_2606513350116376576_n

Ce soir là, on a aussi assisté à un match de football américain universitaire. J’avais déjà vu un match de baseball à New York et une fois encore, l’ambiance est vraiment géniale. Les supporters se rejoignent plusieurs heures avant le début du match pour faire des BBQ et boire des bières. Pendant le match, il y a de la musique, des pom-pom girls, des mini feux d’artifices à chaque victoire, bref c’est un show en lui même. Même si les règles sont assez compliquées à comprendre, les américains sont tellement fiers de leur sport, et soutiennent tellement leurs équipes que c’est vraiment intéressant à aller voir.

Jour 4 : Las Vegas / Grand Canyon 444 km 

Lors du trajet pour rejoindre le grand canyon, on s’est arrêtés à Kingman. Cette ville n’a pas grand intérêt pour moi, mais c’est une ville étape de la route 66 qui relie les Etats-Unis de Santa Monica (Californie) à Chicago (Illinois). Mais si vous devez y passer ne serait ce que pour une raison, c’est pour tester un dinner américain. « MR. D’z » est juste un endroit mythique, avec un décor tout droit sorti d’un film, et des burgers à tomber par terre. Je ne pense pas qu’on puisse trouver mieux non plus en terme de rapport qualité prix, bref c’est un incontournable si l’on est de passage. On a ensuite continué sur la route 66 pour rejoindre le grand Canyon. C’est une route comme les autres mais n’hésitez pas à vous arrêter le long lorsque vous voyez des petites fermes ou des boutiques de souvenirs. C’est très typique et encore une fois, ça fait très cliché mais on a l’impression d’être dans un film.

Camping : Ten X Campground dans la forêt national de Kaibab, près du grand canyon. 10$ la nuit, sans douches. Le camping est situé dans une forêt, il a donc fait assez froid la nuit. Petit bonus de ce genre d’endroits : j’ai entendu les loups hurler pendant la nuit.IMG_3844IMG_3834IMG_3833IMG_3831IMG_3883IMG_3869IMG_3850

Jour 5 : Grand Canyon / Monument Valley 291 km

Le Grand Canyon, un des parcs les plus mythiques de l’Ouest américain. Malgré les photos, on est toujours époustouflé lorsqu’on arrive et que l’on découvre la beauté des lieux. C’est aussi un parc très touristique et j’ai trouvé qu’il était difficile de sortir des sentiers battus. Pas beaucoup de randonnées où s’éclipser mais plutôt des chemins où l’on se suivait tous pour faire nos quelques photos. On a donc fait une ballade de 3,4 km du Visitor center où l’on était garés jusqu’au « Village » puis une navette gratuite nous a ramené au parking. On s’est ensuite arrêtés à « Grandview Point » et « Desert View Point » en voiture pour avoir d’autres points de vue sur le canyon. Je pense que si on avait eu plus de temps, on aurait pu essayer de descendre à l’intérieur du canyon faire une randonnée, mais cela aurait demandé au moins une journée. IMG_3904IMG_3950IMG_3942

A faire aussi : les chutes d’Havasu sont très connues dans la région. Ce sont des cascades aux eaux turquoises magnifiques. Pour y accéder, il faut faire une randonnée d’une journée et avoir réservé le camping dans la réserve indienne de Supai. Attention, en 2018, le prix d’une nuit pour une personne est de 140$. Il faut réserver très longtemps à l’avance, les places pour 2019 ouvrent en juin 2018. Je vous mets en lien les sites pour réserver.

34db028036
Source : Google image

Le soir, nous arrivons à notre camping « The View Campground » (21$) à Monument Valley, après 3heures de route, et assistons à un magnifique coucher de soleil. Attention, l’heure change en Utah, on prend une heure en plus.

Jour 6 : Monument Valley / Lac Powell 240 km

Réveil à l’aube pour observer le lever du soleil, encore un spectacle grandiose au sein de Monument Valley. Pour visiter le parc, vous pouvez prendre votre voiture et suivre la route principale mais le meilleur moyen (et aussi le plus authentique) de le faire est à cheval. Pour 50$, vous pourrez vous promener 1heure et découvrir la terre natale du peuple indien. Ne réserver pas directement sur le parking à l’entrée du parc car les prix sont très chers. Prenez la route et rouler 15 minutes, vous tomberez sur un joli petit ranch. Vous ne pouvez pas vous tromper, il n’y a qu’une seule route. Prévoyez du liquide, ils ne prennent pas la carte bleue. Comme on en avait pas, on nous a transportés à l’arrière d’un pick up jusqu’au visitor center où se trouve le distributeur. haha. Les Navajos sont vraiment très gentils, ils prennent plaisir à vous expliquer leur culture, et leur rythme de vie.

Départ dans l’après-midi pour le Lac Powell, et en chemin, arrêt à Horseshoe Bend. Vous devrez marcher environ 1 km pour arriver au point de vue. Une fois là haut, on aperçoit le Colorado, et le canyon qui a une forme de « fer à cheval ». Sincèrement, la vue m’a bluffé. On se sent vraiment tout petit face à la grandeur de la nature, et malgré le flot de touristes, une nouvelle fois, se pencher au dessus du précipice est vraiment très impressionnant. 43788045_10215713795309131_1705558077614325760_n43951289_10215713791789043_760313549032521728_nIMG_4005IMG_3992

Fin de journée au lac, au Lone Rock Beach Camping (14$ la nuit).43828073_10215713790669015_4174271112890286080_n

Jour 7 : Lac Powell 

La veille, nous avions réservé notre tour à l’Antelope Canyon (lower). Il existe différentes compagnies. Honnêtement, je pense que les prix sont à peu près partout les mêmes. Les tours sont obligatoirement guidés, impossible de s’y rendre seul. Le lower est moins cher que le Upper, ici à 48$, je ne sais pas bien la différence entre les deux. Au début de la visite, il y a énormément de monde et on se demande comment on va faire pour ne pas étouffer une fois à l’intérieur. Mais les guides font rentrer les gens au compte goutte, et on arrive finalement à trouver des moments un peu seul pour admirer le décor. Une fois de plus, notre guide Navajo était très gentil. On était dans un petit groupe (7 personnes) et il nous aidait à prendre des photos, nous donnait des explications très intéressantes sur l’histoire du canyon. Dans les années 1800, les Navajos chassaient à l’intérieur et ils ont d’ailleurs retrouvés, lors de la découverte officielle du canyon, des ossements d’animaux ainsi que des animaux toujours vivants. Entre 1950 et 1990, le canyon était privé. De 90 à 98, ils ont ouvert le canyon au public sans guide. Mais en 1997, lors d’un accident, 11 personnes sont décédées, une autre a été blessée, à cause d’inondations. Un an plus tard, les tours guidés ont commencés. 43766809_10215713794509111_2444849896331673600_n43743501_10215713794589113_7452602156525289472_n43626582_10215713794429109_8866725026406072320_n43741384_10215713794749117_6759285458745688064_n

Il y a plein de beaux endroits à découvrir aux alentours du lac Powell, notamment le « White House Trailhead Road » situé à environ 30 minutes du camping. Si vous voulez faire une ballade en vous retrouvant seul face à la nature, c’est effectivement l’endroit qu’il faut choisir. IMG_4076IMG_4080

A faire aussi : the Wave est une formation rocheuse très impressionnante, qui ressemble d’ailleurs à une vague. Mais la visite de ce lieu est très réglementé. Seulement 20 personnes par jour peuvent y accéder. 10 d’entre elles sont sélectionnées via une loterie en ligne, et les autres permis sont attribués sur place. Cette dernière est tenue chaque matin à 9h (heure Utah) au Kanab BLM Visitor Center (745 E. Highway 89 Kanab). Pour plus d’informations, je vous mets le lien d’un site très bien fait.

76bb52ca389add51fd57d2e7767cb581
Source : Google image

Jour 8 : Lac Powell / Bryce canyon 262 km

Après 2h30 de route et à nouveau un décalage horaire d’une heure, nous voilà arrivés à Bryce Canyon. Ce parc est grandiose, c’est l’un de mes préférés, on se demande parfois comment la nature peut créer des choses aussi surprenantes. Le mieux est de se garer au « Sunrise point » pour avoir un premier aperçu de l’amphithéâtre puis de faire le « Queen’s garden Trail » en faisant la boucle jusqu’à « Sunset point ». La ballade est facile, 1H avec une montée, mais elle nous mène directement au coeur de ces aiguilles rocheuses appelées « hoodoos ». On a ensuite roulés jusqu’à « Inspiration Point » où l’on a fait le « rim Trail » (environ 30min) pour se rendre à « Bryce Point » situé à 2 528 mètres de hauteur. A Sunrise point, sachez qu’il y a des douches et des machines à laver.

Camping : Sunset Campground, 20$ la nuit. Comme le parc est à 2 500 m d’altitude, il a fait vraiment très très froid. Prévoyez de bons duvets ou pensez à faire un peu de route pour camper plus bas dans la vallée. IMG_4107IMG_4108IMG_4118IMG_4123IMG_4127IMG_4145

Jour 9 : Bryce Canyon / Zion National Park 140 km 

Pour ne pas être déçu lors de votre séjour à Zion, il faut vous lever tôt. Vous devez laisser votre voiture au parking et vous déplacer grâce aux navettes gratuites présentes dans le parc. Il n’y a qu’un seul parking dans le parc et celui là est très vite complet. Lorsqu’il l’est, vous devez vous garer dans la ville à l’extérieur, payer 20$ la place et prendre les navettes gratuites pour vous rendre à l’intérieur. Bref beaucoup de complications. Lorsque vous empruntez l’entrée Est du parc (ce que vous faites en venant de Bryce), vous  roulerez sur le Zion-Mount Carmel Highway, c’est apparemment une des plus belles routes panoramiques de tout l’Ouest Américain. Moi je l’ai trouvée longue, (plus de 17km) et assez redondante à cause des virages. Avant de passer le deuxième tunnel sur cette même route, arrêtez vous pour faire le « canyon overlook Trail » qui donne une superbe vue sur le canyon en 35 min aller-retour. L’après midi, on a fait la ballade « The narrow » qui longe la rivière. Il y a beaucoup de randonnées à faire, toutes répertoriées sur la brochure fournie à l’entrée du parc. Vous n’aurez que l’embarras du choix. On vous dit aussi à quel stop vous arrêtez avec la navette en fonction de la promenade choisie. N’hésitez pas à partir tôt pour éviter les bains de foule, ce parc est presque plus populaire que le grand canyon. Tous les campings étant plein ce soir là, on a dormi à l’extérieur du parc grâce à l’application Ioverlander.43649063_10215713791989048_3789329175723114496_nIMG_4171

43877831_10215713793189078_6550035352164237312_n
Vue depuis notre camping sauvage IOverlander

43829101_10215713793549087_1337662307299229696_n

Jour 10 : Zion National park / Death Valley 453 km

On n’avait pas encore vraiment pris le temps de se poser et on en a donc profité pour rester deux jours dans ce parc afin de partir aux aurores et de faire une grosse randonnée. « Angels Trail » ou la randonnée des anges est assez connue à Zion pour ses derniers 800 mètres assez vertigineux. En effet, on évolue sur une crête avec vue sur le vide de chaque côté. 8 km, et 453 mètres de dénivelé mais les derniers mètres sont abrupts et il faut s’aider d’une chaîne pour avancer. Apparemment, certaines personnes seraient mortes sur cette portion. Mais la vue à 360° sur le parc en vaut vraiment la peine et d’ailleurs, je dirais que si l’on a pas trop de temps, cette randonnée permet d’avoir un bon aperçu du parc en lui-même. On a mis 2h30 pour faire l’aller-retour. En partant du parc côté ouest cette fois-ci, on trouve plein de producteurs qui vendent leurs fruits et légumes. Le village est vraiment sympa. Je vous conseille aussi de vous arrêter sur la route lorsque vous verrez ces jolies cabanes en bois ci-dessous, c’est un restaurant et ils font de superbes glaces maison.IMG_415743788037_10215713790749017_8798459257130319872_n43685171_10215713791389033_8207738500439605248_n

On a prit la route pour Death Valley en fin d’après-midi et après 3 heures de route, nous nous sommes arrêtés dans la ville de Pahrump au « Parhump RV Park » un super camping tenu par un couple de personnes âgés hyper sympas. Pour 20$, vous avez douches & wifi. Il s’agit d’ailleurs d’une ville assez grande en considérant le fait que nous sommes dans le Nevada et qu’ici, on trouve des étendus désertiques à perte de vue sans croiser parfois le moindre petit village. Le camping se situe à 1H30 de Death Valley. Ça peut donc être un bon compromis pour s’arrêter en chemin.

Jour 11 : Death Valley / Mammoth Lake 330 km

La Vallée de la mort, ou le parc qui m’a donné du fil à retordre. Une température enregistrée à 115 ° F le jour où nous y étions soit environ 48 ° C, et ça sans compter le vent brulant qui me giflait le corps. Sincèrement, ne prévoyez aucun randonnée et ne sortez pas de la voiture trop longtemps. Malgré les paysages magnifiques entre montagnes, canyons, mers de sel et dunes de sable, la température maximum enregistrée dans cet endroit a été de 57 ° C. Que voir dans ce parc :

  • Dante’s View : une très belle vue panoramique en hauteur, l’un des plus beaux points de vue du parc selon moi.
  • Zabriskie Point, un autre très beau point de vue sur les dunes de sables jaunes. Les quelques mètres de marches pour y accéder commencent déjà à être compliqués. D’ailleurs, ils ne recommandant aucune ballade après 10h le matin.
  • Artist’s palette : les montagnes prennent des teintes de bleu, rose, et violet. Elles sont le résultat de différents métaux présents dans la roche.
  • Devil’s golf course, zone de sel cristallisé résultant de l’assèchement d’un lac il y a de cela 2 000 ans.
  • Badwater, le point le plus bas de toute l’Amérique du Nord, à 86 mètres au dessous du niveau de la mer. Pour s’approcher de ces marais salants, j’ai marché environ 1 km aller-retour sous un vent brûlant et cette chaleur insoutenable. Ça a été super dur et très honnêtement j’ai du mal à comprendre les personnes qui arrivent à marcher dans le désert.
    IMG_4212
    Dante’s view
    IMG_4223
    Zabriskie point
    IMG_4238
    Artist’s palette
    IMG_4246
    Devil’s golf course
    IMG_4254
    Badwater

    IMG_4263

Jour 12 : Mammoth Lake 

Mammoth Lake, c’est un rassemblement de plein de lacs différents. Tu passes alors d’un désert à une station de ski. La température était beaucoup plus basse, et cette partie là m’a fait penser au Canada. J’ai d’ailleurs préféré à Yosemite, puisqu’il y a beaucoup moins de monde par ici. Pour avoir une belle vue sur les lacs alentours, commencez par faire « Crystal Lake Trail » et bifurquez ensuite sur « Mammoth Creek« . En 3h30 aller-retour, vous aurez des vues panoramiques extraordinaires. Les forêts de ces chaînes de montagnes abritent des ours bruns, malheureusement, je n’en ai pas vu un. En début d’après-midi, on a été jusqu’au « Devil Postpile National Monument » (environ 50 min de route depuis le départ de la randonnée). Il s’agit de très hautes colonnes de basalte, phénomène apparemment très rare dans le monde géologique. Tout près, on peut aussi voir les chutes de Rainbow Falls, lors d’une petite randonnée de 2 miles, si vous montez vous garer un peu plus haut.

En fin d’après midi, on s’est rendu au Hot Creek Geological site (50 minutes depuis les chutes). Avec le soleil de fin de journée, l’endroit était magnifique,  il y avait très peu de monde. On peut apercevoir des sources naturelles d’eau chaude dans une prairie verdoyante car le site se situe près du magma chaud d’un ancien volcan. Le site est fermé la nuit et la baignade est interdite. Tout près du site, vous pouvez trouver différentes sources d’eau chaude « aménagées » et accessibles au public. Elles sont très prisées des locaux et aucun panneaux n’indiquent leur présence. J’ai testé celle de Crab Cooker Hot qui était vide et celle de Shephad Hot Spring, un peu plus touristique. On peut même camper gratuitement aux alentours. Attention aux moustiques, et la route pour y accéder est assez pourrie.IMG_4265IMG_4277IMG_4282IMG_4291

IMG_4300
Devil Postpile

IMG_4308IMG_4314IMG_4322IMG_432743880422_10215713789748992_6309186303602720768_n43728881_10215713792709066_3054330803883343872_n43701068_10215713792349057_4575806050615164928_n43656721_10215713793029074_5733105913603031040_n

Jour 13 : Mono Lake & Bodie

Mono lake est un lac particulier puisque il est salé. Sa concentration en sel est 2.5 fois supérieure à celle des océans et aucun poisson (hormis une espèce de mouche et une de crevette) ne peut y vivre. La particularité du lac, ses formations calcaires appelées « tuf », rend la beauté du lac encore plus exceptionnelle.IMG_4348IMG_4342

Aux Etats-Unis, il y a beaucoup de villes fantômes, toutes aux histoires très différentes. On a choisit de visiter Bodie dont l’entrée vous coûtera 8 $ par personne. Le décor m’a vraiment fait penser au vieux film « la colline a des yeux ». En effet, situé dans les montagnes au milieu de nul part, les habitants de cette ville n’ont pas toujours eu la vie facile. Aujourd’hui, ile ne reste plus que 5% des bâtiments de la ville. En 1859, W.S Bodey découvrit l’or à cet endroit et donna son nom à un camp minier. Il est mort quelques mois plus tard d’une tempête et n’a pas eu la chance de voir la ville qui porte son nom. En 1961, une première usine fût construite et c’est de là que la ville prit son essor. Aujourd’hui, vous pouvez voir une ville qui abritait 10 000 habitants et visiter une Eglise, une ancienne école, une morgue, une banque, des saloons, des hôtels, une usine de bois, de vieilles granges, un cimetière etc. Attention, une seule maison peut être visitée. Pour le reste, on regarde de l’extérieur ou par la fenêtre afin de préserver l’héritage de cette dernière partie de ville fantôme. Les habitants l’ont quittée peu à peu quand l’or a commencé à s’épuiser. Les conditions de vie n’étaient pas non plus évidentes : les températures l’hiver étaient très faibles, et les maisons en bois ne protégeaient pas assez les habitants dans ces montagnes.IMG_4359IMG_4361IMG_4362IMG_4363IMG_4367IMG_4370

Jour 14 & 15 : Yosemite 

La Tioga Road, 45 km de route panoramique pour se rendre à Yosemite Valley, la partie la plus touristique du parc, est celle que l’on a emprunté en arrivant. Premier arrêt à « Olmsted Point » où l’on a grimpés sur les rochers pour prendre un peu de hauteur sur le parc. Il y a beaucoup de départs de randonnées sur cette route mais elles m’avaient l’air assez longues. Une fois dans la vallée, les célèbres Yosemite Falls étaient asséchées, plus une goutte d’eau donc nous n’avons pas été jusque là-bas. La meilleure saison pour voir cette cascade est au printemps, après la fonte des neiges. Le deuxième jour, on a choisit de faire une randonnée à la journée pour aller jusqu’à Glacier Point (environ 2h30 avec 975 m de dénivelé positif) et redescendre ensuite dans la vallée par les crêtes grâce à la Panorama Trail (4H30, 13 km). Sept heures de marche, de magnifiques paysages, et c’est clairement les plus beaux points de vue que j’ai vu du parc. Comme vous pouvez l’imaginer, on était complètement seuls au monde. On prend ensuite la navette pour nous ramener au parking.  Tous est détaillé dans les brochures (les randonnées ainsi que les points d’arrêts de la navette). Le soir, sur la route pour se rendre à Séquoia (3 heures de trajet), on s’est arrêtés à Tunnel View, un autre point de vue sur la vallée du parc.

Camping : Dirt Flat Sierra National Forest, à 30 minutes de Yosemite. 28$, toilettes et eau potable mais très peu de places, arrivez tôt.IMG_4399IMG_4401IMG_4408IMG_4391

Jour 16 : Sequoia & Kings Canyon

C’est sans doute dans cette forêt que vous vous sentirez le plus petit. Vous pouvez voir des séquoias à Yosemite mais cet endroit est tellement apaisant qu’il mérite le détour en soit. Direction Kings Canyon pour faire le « General Grant Tree Trail », un sentier qui mène au troisième arbre le plus grand du monde par son volume (12m de diamètre). La forêt est paisible, il y a très peu de monde, et on peut lire des informations très importantes sur ces géants. L’emplacement, (et non l’âge), est la clef du développement des séquoias. Avec le soleil, des nutriments, et de l’humidité à disposition, les conditions sont réunies pour la bonne croissance des arbres. Les forêts sont souvent sujettes à des incendies. Si le feu détruit la plupart des arbres sur son passage, il n’en est rien pour les séquoias. Celui-ci joue un rôle déterminant dans leur évolution. Il crée d’idéals conditions pour que les séquoias puissent disperser les germes et pour que ceux-ci poussent dans une terre fertile. De plus, le feu réduit la compétition entre les séquoias et les autres arbres pour l’eau, le soleil et les nutriments. Il détruit aussi les champignons présents sur le sol qui détruisent les racines.

Dans le parc de Séquoia, vous trouverez le General Sherman, un arbre de plus de 2 000 ans, (31 m de circonférence, 84m de haut). Vous pourrez emprunter, juste à côté, le Congress Trail pour vous promener au milieu de ces arbres fascinants. Rendez-vous ensuite à Mono Rock, afin de prendre de la hauteur et d’avoir une vue panoramique sur les sommets alentours (400 marches sont à gravir pour y accéder). Dans ce parc, vous trouverez toutes sortes d’infrastructures créées à partir des arbres telles qu’une cabane construite dans le tronc d’un séquoia (Tharp’s Log), un séquoia géant tombé sur la route et dans lequel on a creusé un tunnel pour y faire passer les voitures (Tunnel Log) etc. Les arbres perdent parfois leur équilibre pour différentes raisons : la construction des routes, les tuyaux souterrains, les champignons, l’humidité du sol, la neige, le vent, le feu etc. Bref, quand le sol souffre trop pour soutenir l’arbre. IMG_4438IMG_4426IMG_4442

Jour 17 : Séquoia / San Francisco 400 km

Où loger à San Francisco ? Il est assez difficile de trouver un logement peu onéreux au centre de San Francisco. Que ce soit hôtel, auberge de jeunesse ou Airbnb, il faut s’y prendre relativement à l’avance. J’ai du prendre un motel à Oakland parce qu’il n’y avait aucun Airbnb et pas d’hôtels abordables quand j’ai voulu réserver une semaine à l’avance. Si vous avez un petit budget, je vous conseille « Orange Village Hostel ». Située près d’Union Square, au centre de la ville, cette auberge est bien notée et a un très bon rapport qualité prix.  Vous pouvez dormir en dortoir ou en chambre privée.

Comment se déplacer ? Pas question de prendre la voiture à San Francisco, tout est fait pour vous rendre la tâche compliquée. Les parkings sont chers, les places de stationnement sont rares et attention à bien respecter les règles ou vous prendrez une amende à coup sûr. Méfiez vous par exemple de l’heure de nettoyage des rues et de la couleur présente sur les trottoirs (fourrière assurée). Rouge : interdit. Blanc : arrêt minute (on ne quitte pas le véhicule). Vert : 10-30 min. Jaune : véhicules commerciaux. Bleu : handicapés. Il est aussi interdit de se garer dans le sens contraire à la circulation, à moins d’un mètre d’un passage piéton, et partout où le trottoir est abaissé. Il faut aussi tourner les roues quand on stationne dans les rues en pente. Bref beaucoup de règles à respecter.

Le mieux serait soit de trouver un hôtel avec un parking et de profiter des parkings gratuits soit de loger en dehors de la ville. Dans les deux cas, voici mes bons plans. 

Parkings gratuits : celui de Marina Green, près du quartier de Marina, gratuit du lundi au vendredi de 6h à 22h. Celui d’Ocean Beach où l’on peut ensuite utiliser les navettes gratuites les week-ends et jours fériés, parfait si vous voulez visiter le Golden Gate Park ou Haight-Ashbury.

Si vous logez en dehors de la ville, comme moi à Oakland par exemple, sachez qu’il existe des métros très performants. En 15 minutes, avec 8$ A/R, vous êtes au coeur de la ville. Arrêtez-vous à « Embarcadero » si vous voulez être proche des Piers, et à « Powell » pour visiter le downtown SF. Vous devrez acheter une carte à 10$ aux bornes, que vous pourrez recharger. Une fois en ville, on peut facilement tout faire à pied, ou en bus.

Jour 18 : San Francisco

Que faire ? 

  • Le Fisherman’s Wharf et le Pier 39. Très touristique et folklorique, il s’agit d’un ensemble de jetée célèbre pour la colonie d’otaries qui s’y prélassent. Vous pourrez aussi trouvez restaurants, boutiques de souvenirs etc.
  • La Coit Tower du Telegraph Hill où vous aurez une vue superbe sur la ville et le Golden Gate. L’ascension est payante (8$) et la tour ferme à 18h. Pas très loin, vous trouverez Lombard street, reconnue comme étant la rue la plus sinueuse au monde, elle connaît beaucoup de succès auprès de touristes car elle a été vue dans de nombreux films.
  • North Beach, le quartier de Little Italy, pour la belle ambiance qui y règne. J’ai repéré deux adresses l’une à côté de l’autre qui avaient l’air géniales : « pesce e riso » et « the house ». Très animé en soirée, à visiter si l’on aime la cuisine italienne.
  • Chinatown, où j’ai adoré me balader dans les rues aux balcons colorées. J’ai testé le restaurant « house of nanking » où les locaux faisaient la queue pour obtenir une table. Très bonne cuisine chinoise.
  • Alamo Square & les painted ladies, très populaire sur les réseaux sociaux car elles ont été aperçues dans de nombreux films, il s’agit de sept maisons victoriennes aux couleurs pastels datant de 1895. Je les ai trouvées bien plus impressionnantes sur les photos (qui sont retouchées) qu’en vrai avec un épais brouillard en arrière plan.
  • Haight-Ashbury, le quartier hippie, est un endroit que j’ai beaucoup aimé. Le quartier est coloré, bien sûr vous trouverez des gens en train de fumer de la marijuana, mais l’ambiance est très sympa. Il y avait un monde fou au « pork store cafe » ou les gens faisaient la queue pour prendre leur petit-déjeuner. On peut aussi trouver des produits locaux au « Haight street market ». Tout près, vous trouverez le « golden gate Park » où les américains font leur footing et jouent au sport.
  • Le Golden Gate Bridge, le célèbre pont rouge de San Francisco, que l’on a pu voir par temps clair et dégagé, ce qui est assez rare car il est souvent dans la brume. Vous pouvez vous y rendre en voiture. L’aller est gratuite mais le retour payant (7$). Vous pouvez aussi prendre le bus n°28 au pont jusqu’au terminus puis le 30 jusqu’à downtown pour 2.75$ valable 2h.
  • Alcatraz, que je n’ai pas pu faire, mérite vraiment le détour à mon avis. Reconnu comme le plus célèbre pénitencier du monde, les conditions d’incarcération étaient extrêmement difficiles et il était presque impossible de s’échapper en raison notamment de la température de l’eau et du courant autour de la prison. Il faut réserver sur internet. Une semaine avant mon séjour, il y avait encore des places pour la semaine où j’étais à SF, mais pas pour ces deux jours en particulier. IMG_4477IMG_4496IMG_4498IMG_4504IMG_4505

 

J’ai trouvé le coeur de SF très safe, mais certains quartiers moins touristiques en périphérie l’étaient moins. Beaucoup de sans-abris et de personnes assez bizarres, des tentes plantées partout etc.

Jour 19, 20 & 21 : Highway 1

Pour rejoindre Los Angeles, j’ai décidé de prendre la highway 1, cette route panoramique aux paysages époustouflants. Bien sûr, ça rallonge un peu, mais ça en vaut vraiment la peine. Je vous présente les arrêts les plus beaux à faire sur cette route et aux alentours.

  • Monterey est une petite ville très authentique dont j’ai eu un véritable coup de coeur. Le fisherman’s wharf ressemble très fortement à celui de San Francisco (où vous pourrez voir des otaries et manger dans des restaurants de poissons) à un détail près : le nombre de touristes en moins. C’est aussi le lieu de départ d’excursions pour observer les baleines, orques et dauphins. Fin septembre lorsque j’y étais, il y avait des départs et les touristes ont vu des baleines à bosse. J’ai dormi au Veterans Memorial Park, un camping pour 30$ la nuit. IMG_4530IMG_4535IMG_4536
  • 17 – Mile Drive est une route panoramique privée et payante (10.25$) qui traverse les quartiers résidentiels les plus riches des états-unis. Terrains de golf, maisons de luxe, et surfeurs, voilà ce qui vous attend en empruntant cette route. Certes, l’endroit est beau. Mais je trouve qu’il n’est pas nécessaire de payer pour emprunter une route avec des paysages que vous verrez tout le long sur la côte. Vous finirez la route à Carmel, un petit village très mignon où plus d’un mois avant Halloween, toutes les maisons étaient déjà décorées. IMG_4549IMG_4554IMG_4570IMG_4575IMG_4586
  • Point Lobos State Reserve est un endroit payant (10$) mais vraiment magnifique. Il y a des sentiers avec des ballades qui vous mèneront au coeur de la réserve. J’ai fait le Bird Island Trail et le Sea Lion Trail et observé des otaries et beaucoup d’espèces d’oiseaux. Si vous ne devez payer qu’un endroit sur la Highway, privilégiez celui-là.IMG_4588IMG_4590IMG_4591
  • Bixby Bridge, ce pont très photographié que vous emprunterez sur la route.IMG_4599IMG_4600
  • Big sur, qui est en fait une ville, ressemble à une station de ski. On se retrouve longeant la côte à un village entourés de sapins. Tout est très cher, ne pensez même pas à trouver un camping, les prix tournent autour de 70$ la nuit. Vous pouvez aller au « Nepenthe Cafe » qui offre une vue magnifique sur la côte. Pas de chance pour nous, on est arrivés avec le brouillard. Vous pourrez aussi voir Pfeiffer Beach, une plage payante, apparemment magnifique. IMG_4603

    IMG_4602
    Little Sur River Beach
  • Mcway Falls, située en bord de route, cette plage est non accessible au public et on y trouve une petite cascade qui descend des falaises. IMG_4606
  • Elephant Seal Vista Point, une plage où vous pouvez observer les éléphants de mer. C’est assez drôle de les voir se battre, s’enduire de sable ou se pavaner. IMG_4654IMG_4639IMG_4641IMG_4655
  • Pismo beach & les dunes d’Ocean Natural Reserve. Pismo beach constitue un bon arrêt si vous aimez faire du shopping, la ville dispose de plusieurs magasins outlet où faire de bonnes affaires. Quant aux dunes, elles sont reconnues comme étant les plus belles restantes de Californie. Il vous faudra conduire 2 miles dans le sable (4*4 recommandé) et débourser 5$ pour y accéder.
  • Santa Barbara est une ville que j’ai aussi beaucoup apprécié. C’est une ville luxueuse, propre, agréable. J’ai visité le Pier et le centre-ville, bordé de boutiques et de restaurants. Si je dois vous conseiller un restaurant, il s’agit de Los Agaves, un restaurant mexicain. J’ai rarement aussi bien mangé pour si peu cher, vous avez un très grand choix de spécialités mexicaines. En apéritif, on vous apporte des chips, que vous pouvez déguster avec un assortiment de sauces, toutes faites maison. 43743598_10215713794109101_6792509388717293568_nIMG_4673IMG_4670

Voici quelques plages conseillées par une américaine qui valent le détour :

– Point Mugu State Park – Campus Point State Marine Conservation Area – Spooner’s Cove – Sand Dollar Day Use Beach – Half moon bay.

Jour 22 & 23 : Los Angeles 

Où dormir ? Contrairement à San Francisco, il y a beaucoup d’Airbnb disponibles, et ils ne sont pas si chers que ça.

Comment se déplacer ? La voiture est préférable à Los Angeles car les transports en commun sont très mal desservis. Vous trouverez beaucoup d’emplacements où se garer gratuitement et des parkings payants au centre-ville. Attention cependant aux heures de pointe, il est possible de rester coincer longtemps dans les bouchons.

Que faire ? Difficile de tout faire en 2 jours, comme souvent, on privilégie les sites touristiques.

  • Santa Monica est une ville côtière luxueuse. Le fameux Pier est le point final de la route 66, on s’y rend souvent pour son parc d’attraction. Les parkings à proximité sont à 14$ mais il y a un parking ‘minute’ à 1$ l’heure, où l’on peut rester 2h maximum, amplement suffisant pour faire un tour.
  • Venice Beach, situé juste à côté, est un quartier qui ressemble très fortement à Venise à cause des canaux qui y ont été creusés au 20e siècle. Dirigez-vous vers Ocean Front Walk où vous verrez les américains faire du sport (skate, tennis, basket, muscu). IL y a aussi des magasins de souvenirs, des danseurs et chanteurs, de la street food à gogo, bref c’est très typique comme endroit. Garez vous à Linnie Avenue, c’est gratuit.
  • Faire la randonnée pour se retrouver derrière les fameuses lettres « HOLLYWOOD ». Pour cela, il faut se garer sur Lake Hollywood drive et remonter la rue puis tourner à droite directement sur Wonder View Drive. De là, la ballade durera environ 1h. J’ai été assez déçu parce que finalement, on est assez loin, la ballade n’a rien d’exceptionnel en soit, et un grillage nous sépare des fameuses lettres. On a ensuite déjeuné au parc Griffith et visité l’observatoire. De là, il y a d’autres randonnées pour s’en approcher de près et se retrouver en face cette fois ci, qui ont l’air d’être plus sympas.
  • Hollywood, pourtant si connu, n’a rien de très intéressant pour moi si ce n’est le fameux Walk of Fame qui est à voir. La portion la plus intéressante est entre Brea Avenue & Vine Street, où le spectacle de rue est assez impressionnant. Ça m’a fait penser à NY avec les vendeurs de fruits & Hot dog, les danseurs, les personnes qui veulent percer en tant que rappeur et qui vendent leur CD etc. Garez-vous dans les rues perpendiculaires car la rue principale est bien sûr payante.
  • Beverly Hills est le quartier le plus luxueux de LA. Boutiques de luxe, voitures de sport, villas de stars, voilà ce qu’on y trouve. Voir ces quartiers résidentiels, les locaux faire leur footing etc m’a vraiment fait penser à la série desperate housewives.
  • Pour visiter le Downtown à LA, les places sont rares et les parkings hors de prix (entre 6 et 12$ l’heure). Je me suis garée au Paragon Parkin (6$ la journée) au 340 S Spring street et j’ai ensuite tout fait à pied. J’ai visité le Grand Central Market, dans le même style que les hangars à street food au Danemark en moins bien fait. C’est plus cher, pas très bien éclairé, il y a beaucoup de monde et de cohue et les cartes à rallonge n’inspirent pas grand chose. Puis direction Olvera Street, le quartier mexicain. Le jour où j’y suis allée, ils fêtaient « dia de Los muertos », le jour de la fête des morts. Du coup, les rues étaient très animées, il y avait de la musique, des spectacles et de la danse. Il y avait des stands où acheter guitares, tissus, souvenirs etc. Les rues étaient colorées et ça sentait bon les épices mexicaines. Les gens étaient maquillés en mort et tout était à l’effigie de cette célèbre fête nationale. Vous l’aurez compris, j’ai adoré!! Si vous voulez un aperçu de cette journée, il vous faut regarder « coco », un Walt Disney sorti en 2017. On a ensuite visité Union Station, une très belle gare avec un hall en mosaïques de marbres. Pour manger, j’ai testé Bäco, un restaurant aux sandwichs innovants, mais assez chers. Sinon, il y a de quoi faire dans le quartier mexicain, et de très belles adresses conseillées par Authentik Usa telles que La Luz Del dia ou encore Casa la Golondrina43677302_10215713793789093_7804011282557829120_nIMG_4678IMG_4686IMG_4778IMG_4694IMG_4711IMG_4749IMG_4754IMG_4771

Si vous avez le temps, il y a aussi les studios de cinéma Warner Bros, Universal Studios & Paramount studios à Los Angeles qui méritent le détour.

Avant mon départ, j’ai téléchargé et imprimé le guide offert par Authentik usa. Il m’a vraiment aidée à connaître l’essentiel de chaque destination durant ce voyage. C’est un guide très pratique que je recommande vraiment pour les conseils pratiques et les explications et références culturelles apportées.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s